LECTURES PERFORMATIVES/

Prochaine lecture/ Centre George Pompidou 2019/

 

Lecture "Pourquoi je n'aime pas Francis Bacon”/ International Writers in Residencies in Leeds/ Universiité de Leeds/ UK

 

Lecture "1968 n'est pas 69!"/ Création du speaker corner/ Micro ouvert au public/ 2018

<< Nouvelle image avec texte >>

Voix de Femmes/ voix de Mères/ Lecture publique/ Festival une poule sur un mur/ Cinéma Centre/ Paca 2018

Projection du film: "De l'Amour et autres petits tracas” 2018

<< Nouvelle image avec texte >>

 

12 juillet 2017, à 20h00

LECTURE PERFORMATIVE

Texte: “Ode à la Fureur”

Pour l’avant première du Film « Le souffle de la vie»

 

« La Zonmé »

7 bis rue des Combattants en Afrique du Nord, 06000 Nice

Le 13 juillet Galerie Depardieu, Nice

 

Rencontre autour du court-métrage de Silvia Paggi, « Le souffle de la vie ». Ce court-métrage qui traite de l’engagement de l’artiste face au tragique événement du 14 juillet 2016, sera le point de départ d’une réflexion sur la place de l’art et de la création comme moyen de transformation et de résilience. Le court-métrage sera suivi d’une performance de l’artiste Fiorenza Menini.

"Ode à la Fureur": Je me suis battue avec ce texte, j'en ai rêvé la nuit! Jusqu'à enfin le rencontrer, et il était très different de ce que j'imaginais! Et je n'ai pas compris pourquoi j'avais décidé de lire ce texte, en particulier, dans ce contexte! J'ai tout fais pour m'y soustraire! Mais je n'ai jamais été aussi protégée, que pour cette lecture. Il n'y avait pas simplement une écoute mais un manteau pour mes épaules, un soutient et une clarté, une intelligence en œuvre! Je remercie les personnes qui sont venues me parler ensuite, car j'ai été plus que surprise de la profonde émotion, enthousiasme sur cette lecture! Je n'en avais aucune idée, j'en ai été profondément touchée! (13 Juillet 2017)

 

LECTURE PERFORMATIVE À L’ATELIER :

 

Mercredi 5 avril 2017

 

Texte : Sorry but what’s happen to Edda ? (1994 ?)

Extrait des Carnets new-yorkais.

 

Soirée post vernissage chez John Riesling, en compagnie de la sculpturale Edda.

 

Dans le New York post Juliani, la spéculation sur l’art sont à cheval sur les transactions mafieuses, le blanchiment d’argent, et la violence qui existait à cette époque. Je rencontre Edda, une femme d’une beauté vertigineuse avec laquelle je me lie d’amitié, elle survie grâce à ses amants, aux “cadeaux” du milieu, et les services qu’elle rend pour avoir une carte de séjour.

Témoin de cet univers, je retrouve dans mes carnets ces “mémoires écrites sur le vif”.

Cette lecture était mon cadeau d’anniversaire perso, ce 5 avril !

 

 

 

Extrait :

 

La sculpturale Edda se tourne vers moi ;

- Tu ne finis pas ton verre ? Je peux ?

Je regarde le verre plein de liquide jaune, où deux glaçons scintillent. Cela devait faire bien dix minutes que je les fixais.

 

Renoncer aux scintillements, pour assouvir le gosier avide de la sculpturale Edda ?

 

- Oui vas y, peux-tu laisser les glaçons au fond ?

 

Ce qui est bien avec Edda, c’est qu’elle ne s’étonne de rien ! Mais ce qui est encore plus étonnant avec elle, c’est qu’elle ne fait jamais ce que vous aviez  naturellement envisagé, en suivant une pensée simple et rationnelle. Edda avait déjà avalé les deux glaçons, par mégarde ! Oups ! dit-elle ! Et oui oups, Edda ! Où vais-je poser mes yeux maintenant ? Et puis comment as-tu fais pour gober en une seule fois ces énormes bloc de glace !!! Es-tu une ourse polaire, mâchant de la glace depuis ta plus tendre enfance ? Où est-ce plus probablement ton appétit de la vie, croisé avec ton incroyable inconscience ! Mais c’est pour cela que je t’aime Edda, tu es foutrement monstrueuse !

 

 

 

LECTURE PERFORMATIVE À L’ATELIER :

Mercredi 29 mars 2017

 

Texte : “Ma chère sœur” (2016)

 

Ce texte est dédié à Zara.

Quand elle avait 16 ans elle s’occupait de moi, en Tunisie, c’était ma sœur, ma mère. Elle avait des cheveux bouclés, des grands beaux yeux noirs, elle portait des jupes colorées, et des petits chemisiers blancs. Elle s’installa avec nous en France. Un été elle parti en vacance voir ses parents en Tunisie, elle fût mariée de force, et je ne la revis jamais. Elle resta une ombre dans mon cœur. Ce texte est pour toutes mes sœurs visibles et invisibles.

J’ai écrit ce texte en 2016, avant l’attentat de Nice.

 

 

 

Extrait :

 

… Et nos cœurs rythmaient le sang de la vie

 

Ma chère sœur

 

Nous n’avons jamais

Scarifié notre Mère

Nous  n’avons jamais

Mis une lame, sous sa jugulaire

 

Divine est Notre beauté,

Divine est Notre douceur

Divin est Notre miracle

 

Notre Amour

Notre compassion

De tout ce qui vit

De tout ce qui souffre

N’est pas une honte

Notre sexe n’est pas une malédiction

 

Ma chère sœur …

 

 

LECTURE PERFORMATIVE :

 

Texte : “Jhonas et Théon”

Texte création 2015

 

Extrait :

 

“La nuit tombe

  l’homme secoue

  l’épaule de son ami

 

    - Johnas ? Il fait nuit,

      et j’ai froid !

 

    - Laisse moi rêver,

      c’est presque fait”

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© fiorenza.menini