"Unlocked Women” Lecture performative

 

Une invitation aux autres femmes créatrices, artistes, et leurs difficultés post-confinement : "Ce projet est une lecture participative sur les femmes (inclusive) et l'œuvre post confinement. La force de ces parcours de vie, hissés par le désir puissant de créer, et tous les refus, embûches, violences, invisibilisations, pertes financières, aux quelles les femmes artistes font face".

“Le titre vient d’une série de chapitres écrits durant le confinement et sa fin et partagés en ligne sous le titre de “Locked” et “Unlocked”, j’y abordais les thème qui nous concerne tous, artistiques, sociaux, poétiques, et la situation des femmes, leurs professions, leurs parcours, mis en lumière durant ces dernières semaines”.

Ces femmes multiples et surprenantes, comprennent des infirmières, artistes plasticienne Lgbt+, écrivaines, photographes, poétesses, compositrices. Elles témoignent de leurs rapports à l’œuvre, de leurs parcours, de leurs résiliences.

Cette lecture aura lieu le 10 juillet, à 19h30, au 109 Pôle des cultures contemporaines, (salle de L’Entrepont), Nice.

 

Nouvelles / Les contes cruels / Avril 2020

Dans ces temps de confinement et de confusion, je partage cette nouvelle, qui rentre dans le receuil des contes cruels, sur les femmes. Il s'agit d'un recueil d'histoires courtes, chacune porte le prenom d'une femme, et en quelques pages la vie d'une femme en Europe, et le moment de transforation d'une vie. Chaque nouvelle aborde aussi une facette du féminisme. 

Celle de “Josée Marie”, est actuelle, écrite aujourd'hui 29 mars 2020

 

...

Josée Marie

 

 

Nouvelle histoire de Josée Marie

 

 

 

Josée Marie, avait enfin franchi le pas, elle avait pris un abonnement à Tinder, pour un mois au prix fort, pour s’obliger cette fois-ci à prendre de vrais rendez-vous avec de vraies personnes, et arrêter les “tchats ”sans fin !

 

À peine une semaine plus tard, le confinement pour le covid-19, fût déclaré !

 

Josée Marie n’en revenait pas ! Ces derniers jours, elle n’avait pensé qu’à une chose ; ses photos, et les quelles choisir. Aucune ne lui plaisait, et toutes ses tentatives, pour se montrer “vraie” ne donnaient pas l’impression désirée. Josée Marie, savait que quelque chose de grave arrivait, que le président avait parlé à la télévision, mais elle, elle avait un état d’urgence beaucoup plus grave à gérer ; sa solitude. Elle voulait en sortir, trouver l’amour, et voilà qu’on lui demandait de se confiner. Pas seulement elle, tout le pays !

 

C’est son amie Ayana qui l’avait avertie :

  • Josée Ma, tu fais quoi ? Tu vis où ? Je reçois des photos de toi, en robe assise à ton balcon, puis avec un chapeau portant un gâteau dans ta cuisine, puis assise sur un banc là dehors, toute en blanc ! Sais-tu qu’une pandémie, ravage la planète, on est tous préoccupés, on ne parle que de ça ! Bien que tu n’ais pas d’enfants, il va falloir te réveiller ma fille !

Josée Marie, ne voulait qu’une chose l’avis d’Ayana sur ces photos, et la quelle mettre en premier, comment utilise-t-on les filtres pour avoir les traits plus fins. Quelle robe lui allait le mieux ?

 

Sa mère avait été plus directe encore :

  • Josée Marie,  tu es une crétine, rien qu’une crétine finie, qui ne s’occupe pas de sa mère ! En ce moment, les vieilles comme moi, elles meuuuuurent ! tu entends ! et toi tu es là, à me parler de ta solitude, de ton travail et  de tes misères ! Qu'ai-je fais pour mériter une fille comme toi !

 

Josée Marie, en convenait elle aussi, mais voilà, c’était maintenant, maintenant, qu’elle avait enfin pris le dessus sur ses peurs, qu’elle voulait trouver son compagnon,  ou même compagne, elle ne parlait pas de cela, mais elle y avait longuement réfléchie, et finalement ça lui irait tout aussi bien.

 

Prise de panique, et très en colère contre ce timing qui allait contre ses plans ; que faire quand la planète entière, le Président lui-même et son premier ministre se liguent contre votre projet amoureux ? Elle commença à cliquer sur tous les profils qu’elle jugeait possibles au sens large. Elle avait choisi la photo avec le gâteau dans la cuisine, une image généreuse, et gourmande. Son texte était discret  et sincère: Je cherche l’amour, la vie à deux, j’y crois vraiment, je suis une femme franche, aimable, aimant la cuisine, la nature. Je souhaites rencontrer un homme bon, qui me fasse rire, et que nous soyons heureux.

 

Il n’y eut aucune réponse les jours suivants, et dans les profils qui s’intéressaient à elle, il y’en avait deux sans photos, et un qui vraiment ne lui plaisait pas.

Marie Josée, continuait sa routine, sortait sans même son attestation. Son médecin, lui avait fourni un arrêt de travail, car elle était asthmatique, et avait déjà eu des complications pulmonaires, il lui avait dit :

  • Je vous l’envois par mail, je ne prends aucun risque avec mes patients BPCO, et les bronchites chroniques comme vous, je les veux à la maison.

Josée Marie avait appelé le commerce alimentaire où elle travaillait, pour les avertir de son absence soudaine.

C’est Louise qui répondit, et lui dit :

  • Quoi tu te fous de nous c’est ça ? Tu crois que, nous ne voulons pas rentrer aussi ! Tu viens, et moi, je pars m’occuper de mes enfants !

Louise lui passa Wassim de la sécurité :

  • Je ne sais pas Josée Ma, les patrons ils risquent de pas apprécier, tu vas juste te faire virer, et là c’est déjà la merde, tu vois, il faut commencer à s’organiser. On ne peut pas juste attendre et espérer que ça ira !

Elle reçu rapidement, un courrier d’avertissement, elle ne serait pas payé, et on ne lui assurerait pas son poste à son retour.

 

Josée Marie, ne voulait pas en démordre, la planète pouvait se rebeller, les rues se vider, les magasins fermer, elle ne cèderait pas. Cet abonnement lui avait couté cher, ainsi que la robe, le maquillage, et elle avait fait une belle couleur auburn pour ses cheveux. Elle faisait fi des recommandations,  pour faire un petit tour du quartier, trouver la bonne lumière pour un selfie, et acheter ici et là de quoi se nourrir ainsi que les chats errants dont elle s’occupait. Elle commençait à croiser des personnes avec des foulards, des écharpes, enroulés autour du cou et remontés sur le nez, des masques, des gants, mais elle, ne mettrait rien de plus. Il fallait que tout aille comme d’habitude.

 

Cette première semaine de  confinement imposé, à part dormir, faire des lessives, laver le sol, et récurer les sanitaires, était dévolue à la création d’une mini production cinématographique. Cela arriva brusquement. Finalement, elle ne voulait pas se ressembler sur ces photos, elle voulait être “une autre”, “des autres”. Elle cala, en mode photo plan large, son téléphone sur un meuble, le fit tenir sur la tranche, grâce à des livres habilement positionnés, mit sur mode minuteur, et commença à déplacer les meubles du salon, elle ajouta un grand tissu coloré sur le mur, disposa des objets récoltés lors des quelques voyages qu’elle avait fait dans sa vie, approcha la lampe sur pied, dont elle retira l’abat-jour, et aussi une lampe de bureau à tête réglable, placé au sol grâce à une rallonge. Ceci fait, Josée Marie, regarda le petit écran du téléphone, et  commença à s’inventer différentes tenues, se donnant des allures, des genres, des poses, plus au moins dénudées, plus au moins arrangées.

 

Elle pouvait se voir entrer dans le cadre du petit appareil, elle étudia des poses, puis, des situations. Elle, avec un poncho, et un chapeau à large bords, tricotant et regardant au loin, avec sur son visage la lumière d’une lampe allogène. Le résultat, en image, avec un halo vert sur sa peau, et un rose sur le tissu indien en arrière plan était du plus bel effet. Une autre situation, elle, avec beaucoup de maquillage, les cheveux tiré en un chignon relevé, portant une robe fourreau décolletée et moulante, avec un sourire plus ou moins ouvert, comme si elle avait une crise de fou rire lors d’un gala mondain, son corps torsadé pour amincir la taille. Changement de décor, et une autre pose, assise sur le fauteuil en plan serré avec une jambe nue dans les airs, tenant un verre de pétillant d’une main, et de l’autre, pointant son index vers un ailleurs (ici la cuisine), était aussi admirable en fougue, en forme, en allure !

 

Josée Marie se senti très fière de cette production indépendante. Elle s’inspira aussi d’images de stars glanées sur le net. Elle en appréciait certaines, et après une observation méticuleuse, elle en mimait les poses et les sourires, les lèvres plus ou moins ouvertes, avec les dents, ou la langue visibles, le cou plus ou moins tordu vers l’arrière, les yeux mi-ouverts, ou grand-ouverts.

 

Sa mère et elle aimaient beaucoup Marylin Monroe. Sa mère avait lu plusieurs de ses biographies, et Josée Marie avait eu, enfant, un poster de la star. Le sourire de Marylin ! C’était la première à avoir ainsi posée, et présentée sa bouche ouverte. Avant pour les photos de femmes, le sourire gracieux était de mise, entre-ouvert parfois, une sorte de convenance, et là tout à coup, on pouvait voir ”dedans“. C’était pornographique, come une proie qui saigne dont on peut voir les boyaux. Suite à cela, les sourires ouverts, placardés sur les magazines,  ouvriront en grand cet orifice buccal,  jusqu’à montrer non seulement les dents, la langue, mais aussi la trachée. La femme, habillée, convoitée, désirée, avec ce même regard fixe que celles affichées ailleurs, avec le sexe ouvert, dans  magazines porno des années 60 et plus. La femme était vidée de toute épaisseur, à par son image, la femme légère, elle, vidée de tout ses secrets, pour seulement paraître, et se donner, toutes, immédiatement, dans l’instant !

 

Josée Marie n’était pas contre la pornographie, elle faisait partie de ces femmes que cela intriguaient, qui en adoptent les codes, sans même le savoir.

 

Elle s’essaya à des poses lascives, et les résultats d’abord ne lui plurent pas, son image mise ainsi à nue, lui fit honte. Elle était là, comme une côtelette à la béchamel, éjectée d’une poile à frire, et qui serait tombée malencontreusement sur le canapé. Mais une chose l’intrigua, elle ne connaissait pas son corps, elle ne l’avait jamais vu. Du moins jamais vu de l’extérieur.

 

La deuxième semaine de confinement devient une sorte d’exploration, du laid et du beau du corps de Josée Marie, et puis du beau et du laid, et puis seulement du  corps. Comment elle pouvait en faire une image surprenante, drôle, ou inquiétante, elle pliait sa peau pour un gros plan, la tassait et la tirait avec les doigts sur une autre image, elle se  tordait, mi nue, mi habillé, maquillé ou se couvrant le visage avec un tissus, un masque, ou le visage tel quel fatigué, sans expression choisies, les cheveux, elle ne les coiffait plus, elle les laissait prendre des formes étranges, ou ils lui tomber sur les yeux.

 

Au tout début, elle avait envoyé les premières photos à Ayana, et même à sa mère.

Ayana en bonne amie avait bien rit, et lui dit gentiment :

  • Si avec ça personne ne s’intéresse à toi ! Prends-soin de toi, mon amie, ne perd pas la tête, les temps sont difficiles et ce n’est pas le moment pour trop d’introspection !

 

Sa mère avait été encore une fois, plus directe :

  • Tu n’as rien, mais vraiment rien de mieux à faire que de te prendre en photo ! Mais tu as vu la tête que tu as ? Tu ressembles à une prostituée, désolée de te dire ça ma fille, mais ton égoïsme te laissera seule. Regarde ta sœur elle, elle m’appelle ! Et tes neveux, as tu pris des nouvelles d’eux ?

Josée Marie, si occupée, en avait oublié depuis plus de 10 jours sa page sur Tinder, elle y avait mis une sélection de ses premières photos mise en scène.

Elle avait cette fois-ci beaucoup de prétendants, certains messages étaient élogieux, loufoques, insultants, curieux, ou sexuels.

Josée Marie était ravie, elle s’assit  confortablement sur la petite chaise en formica de sa cuisine et répondit à chacun, ce qui lui pris bien toute l’après-midi.

 

La semaine qui suivit était presque une forme de télétravail ; Josée Marie travaillait à son bonheur futur. Les correspondances devenaient de plus en plus nourries avec certains de ces hommes, elle passa sur Wassap, et prenant son courage parla avec 3 de ses correspondants, les voix ne ressemblaient pas aux échanges écrits, il y eu des silences. Elle en choisit deux autres, et découvrit tristement que beaucoup étaient mariés, ou en relation, même confinés, ils trouvaient les moyens de se lancer dans un échange salace, certainement cachés derrière une porte ? Aux toilettes ? À la cave ?  Autre désavantage pour Josée Marie, la question la plus fréquente était ; comment ça se passe pour toi le confinement ? Tu as vu le nombre de morts qui explose ?

Josée Marie, avait laissé le monde entier d’un coté, et sa nudité, son exploration de l’autre coté. Comme les mails de sa direction, comme le fait qu’elle ne regardait pas les infos, ou sortait quand bon lui semble.

 

Sa sœur l’avait finalement appelé, et le ton etait devenu violent – Mais t’es malade, tu veux mourir, c’est ça ? Et les autres tu t’en fous aussi ? Tu crois que quoi, que le virus, s’il te trouve, il te dira ; oh excusez moi, Madame, vous avez plus important à faire, je vais vous contourner ! Tu as toujours été comme ça, une égoïste de première !

Josée Marie, répondit – J’ai pris un abonnement sur Tinder, je crois que je vais aussi m’inscrire aussi sur Her et Zoe !

Sa sœur lui raccrocha  le téléphone au nez, elle regrettait qu’on ne pouvait plus jeter le  gros écouteur sur sa base dans un geste violent en faisant du bruit, pour marquer sa fureur, mais seulement tapoter du doit une surface de verre trempée. Elle ouvrit Google pour taper “Covid-19,  atteinte cérébrale”. Et aussi “Codvid-19, cas de folie, comportement anormal”

Elle ne trouva rien de percutant. Elle abandonna, elle devait gérer, le télétravail, les deux enfants, et son mari qui s’était replié dans sa coquille, elle ne savait pas si son mariage allait survivre à ce confinement.

 

La troisième semaine, Josée Marie, fit ce qu’elle avait dit à sa sœur, elle s’inscrit à Her et Zoé, balança quelques photos, d’elle dans la version, home-cinéma-mini-production-Divine-n’-a-qu-à-se-rhabiller, et elle trouva des personnes avec qui échanger. Le style était complètement différent, on lui conseilla des lectures, des artistes, des films à voir. Elle avait maintenant un emploi du temps bien chargé. Elle découvrit ce qui semblait être des classiques pour ces nouvelles correspondantes, comme Cindy Sherman les portraits de cette artiste, l’aidèrent à améliorer son style, et à se montrer bien plus audacieuse. Aussi on lui indiqua, Harris Glenn Milstead et John Waters, on lui proposa Orlan, Sophie Calle, Gina Pane, Marina Abramović, Carolee Scheeneman, Valie Expoert, Nikki de Saint-Phalle,  mais aussi Simone Forti, Yvone Rainer, Shigeko Kubuta,  Martha Rosler, Rebecca Horn, Annie Sprinkle,  et encore Annette Messager, Louise Bourgeois, Latifa Laâbissi.

 

Josée Marie avait découvert un monde, immense, inconnu, si différent de ce qu’elle espérait, et pourtant, c’était là, oui le monde avait changé, du tout au tout. Le monde extérieur avait basculé, et son monde intérieur aussi.

 

Toutes ces images et ses références nouvelles, lui firent peur, elles étaient écrasantes, comme quand certaines s’étaient mises à l’interroger sur sa sexualité, ses inclinaisons, ses préférences, cela la désarçonna. C’était devenu complexe, elle avait besoin de temps, et par chance ce fameux temps, lui était offert. Une autre semaine passa.

 

Elle se prit d’amitié avec une femme, aux cheveux très courts, un crane presque rasé, avec de grande boucle d’oreilles, un regard chaleureux, des yeux bruns, un sourire comme une lune renversée, de grandes dents blanches, une peau brune, et qui portait des cols roulés ! Elle semblait être plutôt petite avec une grosse poitrine et un ventre rond. Elle aussi aimait la cuisine. Elle avait un chat siamois. Elle s’appelait Nabintou, et Abuk sur son profil. Elles finirent par s’appeler une fois par jour.

 

  • Pourquoi as-tu mis le nom d’Abuk sur to profil ?

  • Ah, j’adore ce nom, ça me fait chaud au cœur, tu sais, c’est un mot Dinka.  Moi je suis chrétienne, mais ma grand-mère du coté de mon père avait encore cette culture animiste, même si elle allait aussi à la messe. Et elle nous racontait des histoires, quand j’étais enfant celle d’Abuk m’avait fascinée, c’est la première femme de notre peuple, un village du Soudan du Sud, au nord de Aweii, il y’a eu tellement de conflits là bas, que la famille avait déjà quitté le pays, grâce à un oncle.

Cette femme, ma grand-mère, est morte loin de son village natal, mais en Afrique, seul mon père était venu jusqu’ici en France, cette femme donc, quand je l’ai connu, elle m’a abreuvé d’histoires, comme si j’étais une outre qu’il fallait remplir vite, vite, pour le reste de sa vie.

Abuk était la première femme, elle est née dans un pot, qui est comme le ventre d’une mère, petite graine, dont on entend la voix quand on secoue le pot, une fois grande, elle reçut un mari, et une graine de mil, qu’elle sû faire fructifier, elle nourrit ainsi toute sa descendance, l’agriculture devient ainsi la tâche sacrée des femmes. Et Abuk sa déesse.

 

Marie Josée était au lit, quand elle écouta la merveilleuse voix de son amie, elle était en voyage, et voyais ce monde, où les femmes, en rythme, écoutaient le son de la graine secouée dans un pot-instrument, et creusaient la terre, d’une main chaleureuse et douce, pour planter les graines sacrées de mil. Juste de quoi se nourrir, si jamais la chasse n’était pas bonne, et faire des réserves si la sècheresse était trop violente.

À cet instant, elle se vit, elle assise, à la caisse de l’alimentaire, et passant tous ces articles devant le laser rouge du scan à codes barres, tant et tant de produits, elle ne pouvait se remémorer un seul visage des clients, elle, la femme seule, Josée Ma.

Nabontou Abuk continua :

  • Je suis la première femme de ma famille à préférer les femmes … Tu sais même si j’ai une double culture, ce n’est pas si facile, mon père est mort, mais ma mère n’est pas au courant. Je suis la première à planter cette graine …

Après un délicieux silence, Marie Josée demanda :

  • Chère Nabintou, tu es certainement Abuk, je n’en doute pas. Moi je suis aussi enfermée dans un pot, je ne sais pas encore si j’en serais délivrée un jour ! Serais-tu d’accord, si nous vivions ensemble, ces jours-ci ou ces semaines à venir ?

 

Nabintou éclata de rire !

  • Toi tu n’as peur de rien Josée Ma, Tu dois être un Dieu masculin, lié à un buffle peut-être,  qui met en désordre le monde, avec ses grands sabots, qui ne respecte pas les règles ; il brûle la terre, il soulève la poussière, il détourne l’eau, mais par son chaos, il ouvre aussi au renouveau !

Elle rit encore !

  • Josée Ma, tu sais que nous ne pouvons pas sortir ni nous déplacer, hein ? Chez moi ce n’est pas si grand !

  • J’en fais mon affaire, j’amène un des chats si tu es d’accord, la minette blanche, elle ne peut se nourrir seule …

Nabintou, ne repondit pas tout de suite, mais finalement :

 

  • Il fallait bien que cela arrive, alors oui, moi aussi j’ai envie que tu viennes, tes recettes me font bien envie.

 

(Désolée pour les fautes)

 

Prochainement :

 

10 octobre 2019 / Centre Georges Pompidou/ Lecture performative “Pourquoi je n’aime pas Francis Bacon”/ Parmi les œuvres de Francis Bacon, à l'occasion de la grande retrospective “Francis Bacon en toutes lettres” (11 septembre 2019 au 20 janviver 2020), une invitation de Jean Max Collard

 

21 septembre 2019 / Musée d'Art Moderne et Contemporain de Nice MAMAC / Lecture performative "La Femme Tic-tac / La Femme Tac-tic ”/ À l'occasion des journées européenes du patrimoine/ Autour des oeuvres de l'exposition "Le Diable au corps, quand l'Op Art électise le cinéma / Commissaires Hélène Guénin, Pauline Mauri

 

6 et 7 juillet 2019 / Château de Bosmelet en Normandie / Lecture performative sur le thème de la frontière/  Festival du Film de Diep Haven “Border-Line”, une invitation de Philippe Terrier Hermann

 

21 au 23 juin/ Scène Nationale de Dieppe/ Body Pressure/ Border-line/ Forme performative et textuelle autour d’un protocole de Bruce Nauman/ Dieppe

 

16 juin 2019 / Éclairage Public / Studio Antipodes/ Le 109 à Nice/ Lecture performative et projection de photographies: “Histoire de Piscines” medley part 2/ Nice

 

19 mai 2019/ Studio Antipodes/ Le 109 à Nice/ Lecture performative et projection : “Histoire de Piscines” medley part 1 / Une invitation de Botox réseau d'art contemporain/ Nice


29 avril/ 6 mai 2019/ Atelier d'écriture contemporains et mouvement du corps CWBM/ Récit de soi/ Une approche tout public du récit autobiographique et du corps/ Nice

 

22 mai 2019/ Soirée Storytelling/ Une pratique sociétale du récit/ Une proposition originale de Fiorenza Menini/ Nice
 
25 au 29 Mars 2019/ Musée des Beaux Arts de Besançon/ La semaine folle / Body Pressure/ Border-line/ Projet d’une approche performative et textuelle autour d’un protocole de Bruce Nauman/ Besançon

 

18 janvier 2019/Université Saint Louis/ Centre Prospero/ Séminaire: Performativité de la forme: Texte, image, performance avec l'artiste trans-forme Fiorenza Floraline Menini/ Bruxelles


janvier 2019/ UPEM/ Université Paris-Est/ Conférence, projection, débat/ Parcours des Études Visuelles, Miltimédia et Arts Numérique/
“It might be a poetic journey in a world of drama”: Les films poétiques de Fiorenza Menini/ Paris-Est Marne-la-Vallée

 

 

ACTUELLEMENT:

LECTURE PERFORMATIVE "Pourquoi je n'aime pas Francis Bacon”
Le 10 octobre 2019 au Centre George Pompidou,
au 6e étage du Centre Pompidou, au plus près de l’exposition Bacon en toutes lettres. Cette proximité met naturellement en exergue les liens qui se tissent entre les arts plastiques et la littérature, au sein de l’œuvre de Bacon évidemment, mais également dans le travail des invitées de cette soirée littéraire que sont Fiorenza Menini, Agnès Vannouvong et Nathalie Léger.

Cette rencontre est animée par Jean-Max Colard, chef du service de La Parole du Centre Pompidou.

Avec le soutien de la Francis Bacon MB Art Foundation, Monaco
Pour plus de détails:

Programme de Bacon book club : https://www.centrepompidou.fr/cpv/agenda/event.action?param.id=FR_R-91cbb79364f0f3f43f5bdfa4c304c6e&param.idSource=FR_E-91cbb79364f0f3f43f5bdfa4c304c6e

 

 

Chouette nouvelle! Me voici repérée et comme poétesse féministe ainsi que mon travail sur la résistance poétique, dans l'ouvrage à paraître "Le Nouveau Feminisme; combats et rêves dans l'ère post-Weinstein" de Barbara Polla édité chez Odile Jacob! En citation d'ouverture de chapitre "Poésie feministe, resistance poétique",  un extrait de la lecture performative "Ma chère soeur” sur la sororité lu à Nice, avec Maggie Nelson écrivaine et grande figure de la littérature et poésie américaine contemporaine engagée! Magnifique! Un grand merci à Barbara Polla et les éditions Odile Jacob! J'en dirais plus sur le contenu !

La guerre et la question de la disparition

 

Les Rencontres de Larchant en Pays de Nemours

Salle de la Sablonnière – 77760 Larchant

Dimanche 18 novembre 2018 à 11h

Projection "Les Paysages Atomiques"

« La guerre et la question de la disparition » par Laurence Manesse Cesarini, professeure de philosophie, essayiste, et Bernard Saison, historien archéologue. Une chose inouïe se produit lors de la « Grande Guerre » : la disparition des corps, engloutis dans les boues, mais aussi la disparition des villages et des paysages, dévastés par les obus. Ce n’est qu’un début, la disparition poursuit son chemin et change de forme au cours du 20e siècle. La disparition n’est pas l’absence, l’absent est quelque part ailleurs, le disparu laisse une place vide comme le signe d’une attente, d’une recherche ou d’une inquiétude au présent.

 

AVANT PREMIÈRE FILM BIRMINGHAM/ LEEDS/ EVENEMENT/ COLLOQUE/ LECTURE :  UK Tour/ Présentation du film “Les Attractions Contraires”/ Débat public/ Artiste invitée Colloque “Imagining the Body” Université de Birmingham/ Lecture performative “Pourquoi je n’aime pas Francis Bacon”, International Writers Residencies Program/ Workshops “Gender and I: How I write it”/ Creative Writing and Body Mouvement, Université de Leeds/

 

2018

 

JAN/ Invitation à l'International Writers at Leeds series/ Lecture performative “Pourquoi je n'aime pas Francis Bacon”

Projection du film "Les Attractions Contraires” / Université de Leeds

Invitation au colloque “Imagining the Body Université de Birgimham / Avant Première du film "Les Attractions contraires”

Conférence/ Débat/ Présentation du Creative Writing and Body Mouvement/ La résistance poétique/ Le film poème/

Ouverture du cursus "Sex, Gender and Cinema”/ Université de Leeds/ Workshop “Gender and I: How do I write it ?”.

 

MARS/ Ateliers et recherche : Creative Writing and Body Movement CWBM Invitation pour une présentation et initiation grand public le 23 en mars 2018 au 109 Centre de cultures contemporaines de Nice.

 

AVRIL/ Voix de femmes/ Voix de mères : “De l'Amour et autres petits tracas”/ Lecture performative par des  femmes, mères, éducatrices, pour le festival de la petite enfance (Une poule sur un mur).

 

 

 

Colloque  Université Nice Sophia Antipolis/ Entre Pont:

« Mettre en mot/mettre en signe l’expérience dansée »

23 et 24 mars 2018 

Coordination : Federica Fratagnoli et Marina Nordera  

11h45-12h25 - Fiorenza Menini présentation Film/ Débat:

" Les Attractions Contraires”

Dans un carnet intime il y’ avait ce texte que j’ai écrit pour le corps qui s’était arraché du mien. Entre Eros et Thanatos, nous ne sommes que le récit de notre peau qui se déchire encore et encore, et dans l’espace alors ouvert, les mots refont corps. Je suis allée chercher mes images et mon corps-du texte, sur les sites pornographiques. Il me fallait des coquilles, des surfaces frottées, mortes, surtout pas d’âmes, surtout pas nos corps. J’assume d’avoir gardé en contrepoids le lyrisme du texte. Seule notre propre poétique de l’intime soulage ici cette traversée. 

 

Déplacement au Chantier 109 

18h00-20h00 - Atelier d’écriture et mouvement du corps conduit par Fiorenza Menini : Creative Writing and body Movement http://www.entrepont.net/index.php/pratiques-artistiques/stages/1016-creative-writing-and-body-mouvement- atelier-d-ecriture-et-mouvement-du-corps

 

 

En attendant Godot le carré blanc de Malevitch en fin de 3.33 de John Cage!

ÉCLAIRAGE PUBLIC / Le cabaret cahotique et performatif/

Vendredi 25 Mai 2018 à 18h30/ À L'entre-pont/ Le 109/

THE SPEAKERS' CORNER/ MICRO OUVERT/

Fiorenza Menini ouvre un espace d'expression poétique, philosophique, politique pendant Eclairage public au 109.

Pour participer, préparez (ou pas) votre intervention !

 

Le Speakers' Corner a une tradition ancienne, dans Hyde Parc à Londres, il existe depuis 1800, c’est un coin précis dans le Nord-Est du parc dédié aux discours et contestations publiques. Des grandes figures historiques comme Karl Marx, Lenin, et George Orwell, ont fait usage de cette tribune de libre ! Cette tradition existe aussi à Battery Park à New York. Le micro ouvert reprend cette tradition de la parole ouverte pour célébrer le cinquantenaire de 1968. Pour une soirée, le micro ouvert reste à la disposition de chacun pour, partager un message, une opinion, une contestation, lire un texte. Il s’agit donc d’un micro ouvert, et d’un dispositif performatif en attente d’être activé.  Je vous incite à tenter de l’utiliser au moins une fois! Que votre contestation soit poétique, philosophique, performative, que ce soit pour partager une idée, un sentiment, un espoir !

 

LECTURE PERFORMATIVE : Voix de Femmes/ Voix de mères/ 2018
FILM : De l'Amour et autres petits tracas

Cinéma Centre Cagnes sur Mer/ Festival Une poule sur un mur

 

 https://www.youtube.com/watch?v=5OZ9JpjYUfk

 

Musée Auguste Renoir/ Les rendez-vous Voix de Femmes/ Voix de mères/ 2018
Suivi de résidence d'artiste/ Compagnie Be/ Résidence en créche/ Créche les Orangers/

Réponse:

 

Comment comprendre les évènements dont j’ai été témoin ?

Je ne suis pas une photographe de guerre, ou une journaliste ; seulement une artiste

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